La deuxième édition du CEO Summit indian-ocean s’est ouverte ce jeudi 9 avril 2026 à Antananarivo, à un moment charnière pour la grande île, résolue à accélérer la structuration de son tissu économique et à renforcer la coopération entre secteurs public et privé. Plus qu’un simple forum, l’événement s’affirme progressivement comme un espace d’influence où se dessinent les contours des partenariats économiques de demain.

Réunissant décideurs publics, dirigeants d’entreprises et partenaires internationaux issus de 23 pays, ce rendez-vous de haut niveau illustre la volonté du pays de s’inscrire dans une trajectoire d’ouverture et d’attractivité. Pour les organisateurs, cette mobilisation internationale constitue à la fois « une responsabilité » et « un honneur », mais surtout un signal fort envoyé aux investisseurs.
Placée sous le haut patronage du président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, la cérémonie d’ouverture a rassemblé plusieurs figures clés de l’écosystème économique et institutionnel, parmi lesquelles la cofondatrice du sommet Tantely Rakotomalala et le président du Syndicat des industries de Madagascar, Tiana Rasamimanana. Leur présence, aux côtés de représentants diplomatiques et ministériels, traduit l’importance accordée à cette plateforme.



Au-delà des discours, un message commun s’est imposé : celui du passage à l’action. « Après le succès de la première édition, le CEO Summit s’impose comme un espace de convergence pour un secteur privé visionnaire et bâtisseur », a déclaré Tantely Rakotomalala, qui a appelé à fédérer les énergies autour de projets structurants. Dans la même dynamique, Tiana Rasamimanana a insisté sur la nécessité de transformer le dialogue en investissements concrets, rappelant que la crédibilité des initiatives économiques repose désormais sur leur capacité à produire des résultats tangibles.
Cette exigence de concrétisation s’inscrit dans une vision plus large portée au sommet de l’État. Dans son intervention, le président Michaël Randrianirina a esquissé les lignes d’un repositionnement économique, centré sur la valorisation du « Vita Malagasy » et la réduction de la dépendance aux exportations de matières premières brutes. Une orientation qui traduit une volonté de montée en gamme et de création de valeur locale, dans un environnement international de plus en plus compétitif.

En filigrane, cette deuxième édition du CEO Summit révèle un enjeu : celui de la crédibilité. Car au-delà des annonces, la capacité du pays à transformer ces espaces d’échange en véritables opportunités d’investissement sera déterminante. À ce titre, le sommet apparaît comme un test grandeur nature de l’efficacité du dialogue public-privé à Madagascar.
Si les ambitions se confirment dans les mois à venir, le CEO Summit pourrait s’imposer durablement comme une plateforme de référence, à la croisée des intérêts économiques, des stratégies d’influence et des dynamiques de développement en Afrique.




